30 jours d’autodiscipline pour passer à l’action

Octobre arrive et, avec le nouveau mois, le lancement d’un nouveau défi sur 30 jours ! (Si tu veux en savoir plus sur cette idée de défi de 30 jours, tu peux aller lire cet article)

Après un mois pour retrouver de l’énergie en août (j’en parle ici)…
Un autre mois en septembre pour me reconnecter à mon corps et à moi-même (j’en parle là)…
Je sens qu’il est temps de passer au rythme supérieur dans mes projets persos. Et j’ai donc besoin de travailler ma capacité à passer à l’action et l’autodiscipline nécessaire pour ça !

Pourquoi cette évidence ?

J’arrive à commencer mes journées en forme et dans le bien-être avec ce que j’ai mis en place les mois passés, mais j’ai quand même beaucoup moins d’énergie quand je rentre d’une journée complète de travail sur l’ordinateur…
Et comme je réserve seulement du temps à mon rituel matinal avant d’aller travailler, les moments où je peux me consacrer à avancer mes projets persos (animer un groupe meetup courant septembre puis créer ce blog durant ce défi notamment) sont ceux en fin de journée où je suis le moins motivé et le moins en forme…

Il y a quelques journées par mois où je suis efficace pour avancer mes projets persos lorsque je travaille le weekend ou que je prends une journée pour ça…
Mais je manque clairement de régularité.

Ca te parle peut-être si tu as déjà essayé de créer une activité sur ton temps libre à côté d’un travail prenant ? 😉

La solution que je compte essayer ?

Me lever une à deux heures plus tôt que d’habitude et consacrer ce temps à avancer sur mes objectifs les plus importants et les plus difficiles dès le matin lorsque j’ai le plus d’énergie.

J’ai particulièrement du mal à sortir du lit le matin en repoussant le réveil jusqu’au dernier moment. L’exercice sera donc parfait pour travailler mon autodiscipline. Et le meilleur moyen que je connaisse pour avancer rapidement sur un objectif est de s’y atteler le plus tôt possible dans la journée et de se focaliser dessus (c’est l’idée d’ « avaler le crapaud » que je développe dans cet article).
Je peux donc avec ce défi faire d’une pierre deux coups en développant mon autodiscipline tout en libérant le temps qu’il me faut pour avancer plus régulièrement au moment où je suis le plus efficace pour ça !

Il ne reste plus qu’à fixer clairement les règles du jeu pour le mois à venir et à me lancer !

Les règles du défi

D’expérience, je sais que je dois être très clair sur les règles que je me fixe si je veux arriver au bout du défi en validant qu’il est bien réalisé.

J’ai besoin de fixer une heure à laquelle me lever au plus tard. Je vise de me lever aux alentours de 6h-6h30 (contre 7h30-8h les mois passés avec quelques jours où j’essayais de me lever plus tôt).
Comme j’ai demandé le mois passé à changer mes horaires pour commencer à travailler plus tard, je pars de chez moi à 9h20. Me lever vers 6h-6h30 me permet d’avoir 1h pour mon rituel matinal et 1h30 à 2h pour avancer sur mes objectifs.
Mon but sera donc de me lever avant 6h30.

Je sais aussi qu’il va y avoir des weekends où je vais voir des amis, me coucher tard, et ça ne m’inspire pas de dire stop à tout ça ou d’essayer de me lever avant 6h30 même si je me couche à 3h du matin…
Pour ce défi, je décide donc de ne viser le lever avant 6h30 que du lundi au vendredi. Je peux le faire le weekend aussi si je me couche tôt, mais c’est du bonus. Ce sera donc plutôt un défi de 22 jours pour une fois puisque c’est la meilleure solution qui me vient.

Enfin, le plus difficile à cadrer est l’idée de faire une tâche importante et stimulante chaque matin. Je sais que j’ai à progresser sur l’estimation du temps qu’il me faut pour terminer une tâche et ça pose problème si je me fixe comme objectif d’aller jusqu’au bout d’une tâche chaque matin :
Si je pense pouvoir en faire une en 1h30 le matin et qu’elle me demande finalement 5 heures à cause d’imprévus, mon défi serait raté même si je donne tout pour essayer.
Si je me fixe comme objectif de ne faire que des tâches que je suis sûr de pouvoir terminer en 1 heure et qui me prendraient plutôt 20 minutes en moyenne, je serais obligé de laisser de côté les tâches les plus importantes. Mais c’est surtout sur ces tâches (la création de mon site internet ou l’écriture de premiers articles au début du mois par exemple) que je veux avancer même si je suis incapable d’estimer avec justesse le temps qu’il me faut.

Je suis donc obligé de faire un compromis :
Mon objectif sera bien de me focaliser sur ce qui me semble le plus important et stimulant mais je considérerai une matinée comme validée si j’ai passé au moins 1 heure à cette tâche en étant concentré dessus.
C’est malheureusement bien moins précis que de pouvoir valider que je suis arrivé au bout, mais ça me permettra de créer l’habitude de toujours avancer sur les tâches les plus importantes d’abord.

Avec ces règles :
– Levé avant 6h30 du lundi au vendredi.
– Choisir la tâche que je considère la plus importante et stimulante chacun de ces matins.
– Y consacrer au moins une heure en étant concentré pour avancer.

Je pense être prêt à me lancer.

Et c’est donc parti !

Le cap des premiers jours…

J’ai l’habitude depuis des années de reporter mon réveil une à deux fois de 15 minutes le matin. De « snoozer » comme certains disent. J’ai appris quelques mois avant que ça a pas mal d’effets néfastes tant sur le sommeil que la productivité en journée. Mais c’est un challenge suffisant de changer une habitude à la fois et me lever 1h30 plus tôt est déjà assez gros pour moi.

Je mets donc mon réveil à 5h45 pour me lever vers 6h15-6h20 au plus tard.
J’ai beau boire et me passer de l’eau fraîche sur le visage dès que je suis debout, ça reste un bel effort de volonté pour réussir à me lever les premiers jours. En même temps, je m’y attendais et j’y suis donc préparé mentalement.

Le plus gros changement arrive cependant après cette phase difficile du réveil.
Je découvre alors un nouvel univers :
Je suis réveillé, alerte et prêt à commencer ma journée alors que le Soleil n’est même pas encore levé.
Je fais mes étirements, mon Yoga, un peu de cohérence cardiaque et je prends mon petit déjeuner dans la pénombre avant de me fixer mon principal objectif (mon crapaud donc) de la matinée.
Quand je vois le Soleil se lever (vers 8h début octobre de souvenir), j’ai déjà commencé à travailler sur cet objectif depuis au moins une demi heure… Et je sais qu’il me reste plus d’une heure devant moi.

Pour les premières fois depuis que je travaille à peu près à temps plein en semaine, j’ai l’impression qu’un nouvel espace-temps s’offre à moi. A l’heure où je pars travailler, j’ai déjà consacré environ 3 heures à moi-même et aux projets qui m’inspirent le plus.
Je pars travailler le matin est étant déjà fier de ce que j’ai fait de ma journée. A 9h, j’ai atteint mon objectif principal et j’en viens presque à considérer le reste de la journée comme du bonus…
J’ai l’impression de vivre deux journées en une.

Moi qui me considérais depuis plus de 10 ans comme quelqu’un « du soir », qui privilégiait systématiquement le sommeil à ce que je pourrais faire le matin (y compris petit-déjeuner) jusqu’à quelques mois auparavant (en commençant à me lancer dans un rituel matinal), je fais le premier pas dans un nouvel ensemble de possibilités avec ce défi.

Finalement, mes fins de journées changent nécessairement aussi puisque je veux conserver un temps de sommeil à peu près identique à ce que j’avais.
Je commence donc à me coucher vers 22h plutôt que vers minuit. Mais c’est certainement le changement le plus simple à mettre en place puisque je suis déjà bien fatigué à cette heure-ci après des journées bien remplies.

Quelques difficultés et réalisations

Le mois continue et me lever plus tôt commence à devenir plus naturel.

Ça reste néanmoins difficile certains matins.
C’est particulièrement le cas quand je me couche plus tard que ce que je vise à cause d’un événement ou parce que je me laisse aller à lire ou traîner sur mon ordinateur. De la même manière si je me suis couché tard durant un weekend, reprendre le lundi demande plus d’efforts qu’en pleine semaine.

En termes d’efforts nécessaires, je vois que l’environnement joue beaucoup, particulièrement dans un couple :
– Si ma chérie se lève en même temps que moi, ça devient beaucoup plus facile d’être motivés à deux.
– Quand nous sommes ensemble et qu’elle décide de rester au lit alors que je me lève pour tenir mon défi, ça me demande un effort plus important que lorsque je suis seul.

Outre ces difficultés, je prends conscience semaine après semaine en relisant mes bilans hebdomadaires que j’ai énormément gagné en productivité sur mes projets persos par rapport aux mois passés.

Là où je passais surtout du temps à avancer sur des idées de ce que je pourrais faire, j’arrive à la fin du mois avec quelques réussites concrètes dont je suis fier :

– Je suis devenu autoentrepreneur après m’être occupé des différentes démarches administratives.
– J’ai créé mon blog de zéro.
– J’ai écrit et publié deux longs articles en plus de celui que j’avais déjà écrit ailleurs le mois précédent.
– J’ai mis en place l’architecture pour pouvoir faire des webinaires (configuration, page d’inscription, mailing automatisée) et partager ce qui m’inspire.
– J’ai créé les grandes lignes d’un premier programme à lancer le mois suivant (un Mastermind sur 3 mois avec une formation vidéo en support, du coaching individuel, beaucoup de partages en groupe et des défis pour permettre aux participants de créer la vie qui les inspire).
– Et j’ai tourné une première vidéo, ce qui était un beau challenge pour moi.

Chacune de ces réussites ayant été principalement réalisée (souvent en plusieurs étapes) durant ce temps matinal.

Le bilan du mois

Arrivé à la fin du défi, je peux globalement dire que j’ai bien réussi à aller jusqu’au bout (j’étais peut-être moins concentré certains jours lors du temps de travail matinal, mais je me suis levé chaque jour de la semaine pour consacrer au moins une heure à une tâche importante).

Surtout, j’en retire d’excellents apprentissages et plusieurs nouvelles habitudes qui ont le potentiel de transformer ma vie si je continue de les renforcer.

Ce mois a d’abord été l’occasion de valider que je peux passer du temps à travailler sur ce qui m’inspire le plus, même en ayant un travail presque à plein temps à côté.
C’est quelque chose que je trouve extrêmement important puisque j’ai utilisé des années durant l’excuse de me dire que « je commencerai à faire ce qui m’inspire une fois que j’aurai plus de temps, lorsque j’aurai fini mes études, mon stage, mon contrat, … ».
Je sais que de nombreuses personnes considèrent qu’elles « n’ont pas le temps » et attendent la bonne opportunité.
Ce mois-ci m’a permis de vérifier qu’il n’y a pas besoin d’attendre d’«avoir le temps » et que je peux commencer à agir dès aujourd’hui quand je le décide.

Un autre apprentissage a été ma capacité à renforcer mon autodiscipline, soit, dit autrement, à faire quelque chose d’inconfortable (en l’occurrence me lever plus tôt) lorsque c’est suffisamment important pour moi d’y arriver.
J’avais clairement relié l’idée de réussir ce défi et de me lever tôt à celle de pouvoir être fier de moi, de commencer à créer la vie qui m’inspire malgré le manque de temps et de pouvoir montrer autour de moi que c’est possible. Trois raisons vraiment importantes à mes yeux.
A la fin, il me suffisait de me répéter au réveil « Tu veux faire ce qui est important pour toi, tu veux prendre ton envol et créer la vie qui t’inspire, lève-toi ! » pour que la balance entre la flemme et la détermination penche en faveur de la seconde.

De plus, en voyant ce que ça m’apportait jour après jour de me lever tôt, j’ai naturellement décidé d’arrêter de « snoozer » en repoussant mon réveil pour me lever à 6h pile avec un unique réveil à 6h.
J’ai donc commencé à transformer une autre habitude ayant de longues années, sans effort, simplement en prenant conscience de la valeur qu’auraient 30 vraies minutes de sommeil en plus, ou 30 minutes à être productif plutôt que 30 de demi-sommeil peu reposant qui empêche de se réveiller pleinement dès le début de matinée.

La prise de conscience la plus importante a probablement été de constater que je peux être vraiment fier de moi et satisfait de ma journée dès 9h du matin.
M’offrir le luxe d’avoir 3 heures pour moi dès le matin avant de partir travailler me donne l’impression de vivre deux journées séparées.
Lorsque je m’occupe de la chose la plus importante à faire dès ce premier temps, je me sens beaucoup plus libre pour la suite, mais aussi dans un élan qui me donne envie d’aller encore plus loin.
Et si je poursuis dans cet élan, tout le reste vient en bonus pour renforcer ma confiance en ma capacité à avancer, la fierté d’accomplir quelque chose d’important et la joie de me sentir sur une voie qui a du sens.

S’il y a un petit bémol à souligner, c’est certainement qu’à mettre tellement le focus sur la réussite du défi et le renforcement de mon autodiscipline, j’ai parfois fait des choix qui n’étaient pas aussi justes qu’ils auraient pu l’être pour mon corps et mon énergie.
Par exemple, même si je n’avais pas réussi à me coucher tôt la veille, je me levais quand même à 6h et mon corps a été mis à rude épreuve certains jours.
Avec le recul, je ne le regrette absolument pas puisque c’était nécessaire à ce moment là pour l’intention que j’avais. Ça me donne par contre à réfléchir pour la suite :
J’étais plus dans le lâcher-prise excessif pendant des années, j’ai essayé un mois l’autodiscipline excessive. Il me reste maintenant à trouver l’équilibre entre les deux et à être capable de choisir au quotidien entre l’un et l’autre… Le tout en conscience plutôt que sous le coup de la fatigue ou d’une forme d’exigence envers moi-même.

En conclusion, ce défi a été l’occasion de faire sauter la croyance que j’ai du mal à passer à l’action ou à m’engager dans un projet.
Je me suis autorisé à suivre la meilleure idée que j’avais et à agir sans me mettre la pression pour savoir si j’avais bien trouvé « la bonne voie ».
J’ai pu voir pendant un mois que je peux me donner les moyens de suivre une voie qui me plaît, de passer à l’action jour après jour et de commencer à créer une vie qui m’inspire, et cela quelques soient les conditions extérieures et le temps que j’ai pour ça.
Surtout, j’ai pu me sentir fier de moi et acteur de ma vie plus intensément que ça ne m’était arrivé depuis des années. J’ai fortement développé ma confiance en moi et ma capacité à aller de l’avant.

Encore une fois, ce défi a été pour moi un cap qui marquera certainement un tournant dans ma vie et une transformation aussi bien interne que dans la manière dont je vais agir à l’extérieur.
Je suis ébloui quand je vois les changements successifs qui se mettent en place dans ma vie à travers ces défis d’un mois.
Et j’ai vraiment envie de recommander à quiconque souhaite vivre la vie qui l’inspire d’essayer ce type de défis sur un mois pour amener des transformations petit à petit dans sa vie.

Alors si tu as une idée d’un défi sur un mois dans lequel tu aimerais te lancer, n’hésite pas à me le partager et on pourra faire chacun nos défis en parallèle un prochain mois 😉